Écologie

6 bonnes raisons de ne pas consommer des Fraises d'Espagne

Dès les premiers jours de beau temps, tout le monde veut déguster de savoureuses fraises, enceinte ou non. L’industrie, toujours à l’affût de nos désirs intensifie donc la cadence. En 15 ans, la production mondiale a doublé. Ce qui n'est pas s'en conséquence sur l'écologie mais aussi sur notre santé.

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5 bonnes raisons de ne pas consommer des Fraises d'Espagne

1 / Une plaie pour l'environnement (pollution visuelle et déforestation)
L'Espagne étant le premier exportateur Européen de fraises, elle doit assurer une certaine production et pour cela, elle doit raser une partie de ses terres arborées.

2 / L'assèchement des nappes phréatiques

3 / Utilisation de plastique
Un petit rappel sur la production de fraises espagnoles (surtout d'Andalousie) : Les plants poussent sur un plastique noir et reçoivent une irrigation qui transporte des engrais, des pesticides et des fongicides. Les cultures sont alimentées en eau : en moyenne 4 500 m3 par hectare. Cela transforme en savane sèche une partie de l’Andalousie. (un impact écologique important !!)

A savoir également : en fin de saison, les serres sont soit laissées à l'abandon, soit enfouies ou brûlées.

4 / Utilisation de pesticides dangereux
Une étude récente de l’ONG française, Générations futures, dévoile que des pesticides, qui sont pourtant interdits en France et U.E, sont présents dans les fraises vendues sur nos étals. Nous savions déjà que les fraises provenant d'Espagne subissaient un traitement lourd (avec des pesticides et des engrais puissants et dangereux, permettant une croissance rapide, une récolte précoce et abondante) pour être disponibles hors-saison (plants produits in vitro placés en plein été dans des frigos qui simulent l’hiver, pour avancer leur production) et surtout en avance sur la production française, mais cette étude enfonce le clou un peu plus loin.

De plus, pour accroître la croissance des fraises, elles sont cultivées hors-sol et favorisent les moisissures, d’où l’utilisation généreuse de fongicides, mais aussi d’insecticides (le cyprodinil, le fludioxonil, le fenhexamide, le tolylfluanide et l’azoxystrobine).

5/ Le transport
La question du transport est aussi évincée. Le fait que des tomates d’Andalousie ou des carottes d’Israël soient exportées par camions dans toute l’Europe n’entre pas en contradiction avec la réglementation européenne. Nous citons l’exemple du soja bio importé du Brésil, qui provient d’énormes exploitations de 5 000 à 10 000 hectares, conquises sur des forêts primaires dans l’État du Mato Grasso. La réglementation n’interdit pas que des produits bio soient cultivés sur des terres récemment déboisées ! Même chose pour l’huile de palme bio massivement importée de Colombie : des paysans ont été violemment chassés de leurs terres pour pouvoir lancer cette culture.

Pourquoi ne pas choisir un produit de saison, sans pesticides et ayant plus de goût!

1 autre raison pour ne pas consommer des Fraises d'Espagne "Bio" ou non

Le droit du travail est-il soluble dans l’agriculture biologique ?

La nouvelle réglementation européenne concernant l’agriculture biologique, entrée en vigueur le 1er janvier 2009, a été taillée sur mesure pour favoriser le développement de cette agriculture industrielle et intensive, et la mise en concurrence de ces bassins de production. Elle se réduit à des principes agronomiques, techniques, et ne fixe aucun critère social. La main d’œuvre n’est pas du tout prise en compte, pas plus que les tailles des fermes.

N’y a t-il pas un risque que le consommateur trompé se détourne des produits bio ?

Si cette logique se poursuit, les gens finiront par ne plus s’y reconnaître. On est très loin de l’esprit des fondateurs et de la charte de 1972 de l’organisation internationale de la bio (IFOAM), avec des principes agronomiques très forts, mais aussi écologiques, sociaux et politiques. Il était question de transparence, de prix équitable, de solidarité, de non-exploitation des pays du Sud, de fermes à taille humaine, diversifiées et les plus autonomes possible, de consommation de proximité… Aujourd’hui, les cahiers des charges officiels de la bio ont totalement échappé aux paysans, même si les organisations professionnelles sont invitées à en discuter. Au final, ce sont des techniciens à Bruxelles, soumis à tous les lobbies, qui définissent cette réglementation. Et interdisent aux États d’adopter une réglementation plus stricte. Il y a un risque véritable que la bio soit totalement vidée de son sens.