Pour un chef, un reste n'est pas une fin, c'est une matière première déjà travaillée. Ma vision de l'anti-gaspillage dépasse le simple recyclage :
Un reste de ratatouille devient la base d'une shakshuka épicée ; un surplus de riz se métamorphose en galettes croustillantes ou en riz sauté façon "Chef".
Le pain rassis n'est pas destiné à la poubelle : il sert d'épaississant riche pour une soupe à l'oignon traditionnelle ou de base pour un pudding salé aux herbes.
Un fruit flétri ou un légume "moche" a souvent concentré ses sucres et ses arômes. En diététique comme en cuisine, l'aspect visuel brut ne définit pas la valeur nutritionnelle :
Apprendre à cuisiner ses restes, c'est diviser sa facture alimentaire par deux tout en multipliant son plaisir culinaire par dix. C'est ça, être un consom'acteur responsable.